27 février 2010

L'hibiscus pourpre de Chimamanda Ngozi Adichie



Mes impressions

Kambili a 15 ans et vit dans une somptueuse maison à Enugu au Nigéria, en compagnie de ses parents et de son grand frère Jaja dont elle est très proche.
Première de sa classe, Kambili est cependant une enfant renfermée qui n'a pas d'amies.
Son père Eugène, très apprécié par la communauté, généreux et courageux - il possède le seul journal indépendant du pays - est un père et un mari tyrannique qui tient sa famille cloîtrée.

Fondamentaliste catholique, obsédé par le péché, Eugène fait subir les pires sévices à sa famille au nom de la religion. Mais, Kambili aime son père plus que tout et ne souhaite que lui plaire.

Après le coup d'état, lorsque les implications politiques d'Eugène deviennent trop dangereuses pour Kambili et Jaja, les enfants séjournent  quelques jours à Nsukka chez tatie Ifeoma, la soeur d'Eugène une universitaire désargentée qu'ils connaissent à peine.
C'est là qu'ils vont découvrir les rires et la joie de vivre avec leurs cousins, côtoyer Papa Nnukwu leur grand-père traditionnaliste auquel Eugène n'adresse plus la parole, et le séduisant père Amadi qui va permettre à Kambili de prendre confiance en elle.
Rien ne sera désormais  plus comme avant...

"C'était là que tout avait commencé; dans le petit jardin de tatie Ifeoma, à côté de la véranda de son appartement de Nsukka. Le défi de Jaja me semblait à présent similaire aux hibiscus pourpres expérimentaux de Tante Ifeoma : rare, chargé des parfums de la liberté, une liberté différente de celle que les foules agitant des feuilles vertes scandaient à Government Square après le coup d'état. Une liberté d'être, de faire"

L'hibiscus pourpre est un très beau roman qui marque les esprits.

L'histoire est centré sur l'évolution de Kambili et son ressenti. J'ai particulièrement aimé les passages relatant son rapprochement avec le père Amadi, le prêtre missionnaire de tatie Ifeoma.
C'est un récit qui m'a tenue en haleine et qui est doté d'une fin plutôt inattendue

Saupoudré de mots en dialecte Ibo, et riche d'odeurs, d'atmosphères, de lieux, le récit plonge le lecteur dans l'ambiance africaine, et plus particulièrement dans celle du Nigéria.
Chimamanda Ngozie Adichie fait allusion également à la corruption et à la fuite des cerveaux, deux des problèmes que connaît ce pays.



Je suis ravie d'avoir découvert ce livre et cette auteure que j'ai lu dans le cadre du Challenge Safari Littéraire organisé par Tiphanya.

Chimamanda Ngozi Adichie est né le 15 septembre 1977 au Nigéria où elle a grandi. L'hibiscus pourpre est son premier roman.
Depuis, elle a écrit "L'autre moitié du soleil", une saga familiale dont l'intrigue a comme contexte la guerre du Biafra (1967-1970), un livre que je ne manquerai pas de lire












4 commentaires:

Véro a dit…

Grâce à ton billet, je rajoute ce livre dans ma LAL !

Penelope a dit…

J'espère que ce livre va te plaire.
J'ai hâte d'avoir ton avis.

Véro a dit…

Depuis ton billet, j'ai lu L'autre moitié du soleil et j'ai vraiment passé un excellent moment avec ce roman et ai encore plus envie de lire L'hibiscus pourpre !

Penelope a dit…

Je vais venir lire ton billet sur L'autre moitié du soleil, Véro :) N'hésite pas pour l'hibiscus pourpre, je garde vraiment un très bon souvenir de la lecture de ce livre.

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